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Déremboursement du"Doliprane, Dafalgan, Effergan" : Un mauvais choix !

INDECOSA et la FNCIC CGT communiqent.

publié le samedi 12 avril 2014 par INDECOSA 18

Le chef de l’état a annoncé un vaste plan d’économie sur l’exercice budgétaire 2014. Le budget du ministère de la santé va être fortement impacté par celui-ci et il est dores et déjà proposé que Doliprane, Dalfagan et Efferalgan soient retirés de la liste des "non substituables’, autrement dit, qu’ils soient déremboursés si le patient refuse leurs équivalents génériques. Nous sommes confrontés, comme c’est le cas depuis plusieurs années, à une vision purement comptable de la santé et de l’accès aux soins. Les aspects cout/bénéfices sont balayés d’un revers de main. C’est une nouvelle fois les patients qui vont passer à la caisse sans que cela ne change grand-chose au déficit de la sécurité sociale qui souffre, non pas d’un excès des dépenses, mais d’un manque de recettes du aux exonérations de cotisations faite aux entreprises. De sont coté, les groupes SANOFI et BSM qui sont propriétaires de ces trois marques de paracétamol, se trouvent dans une position idéale. Ils vont exercer, comme d’habitude, un chantage à l’emploi auprès des élus. Par ce biais, il peuvent potentiellement obtenir des aides financières voir des dégrèvements sur le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS). Ils ont maintenant un "alibi royal" pour entamer un plan de restructuration de leurs sites de productions. De plus, SANOFI a en réserve un équivalent du Doliprane qui peut facilement le remplacer et ainsi contourne le système du déremboursement et BMS pourrait faire de même. Pour nous, il est essentiel de maintenir ces trois médicaments dans la liste des " non substituables".Leur valeur ajoutée thérapeutique est prouvée, contrairement à d’autres médicaments à moitié remboursés et dont les effets thérapeutiques sont quasi nuls. A contrario, lorsque la valeur ajoutée thérapeutique d’un médicament est indéniable et lorsqu’il est prouvé qu’il est nécessaire au patient, ce médicament doit ètre remboursé à 100%. SANOFI et BMS doivent s’engager à réduire leur marge qui est de 40% sur ces médicaments. Enfin, il faut un engagement fort des pouvoirs publics pour relancer la production de paracétamol en France. C’est essentiel pour l’emploi, mais également une garantie de sécurité pour les patients et pour notre indépendance thérapeutique.

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